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Concepts et informations sur le solaire

Combien coûte le courant photovoltaïque ?

Image: Evolution du coût de revient pour des installations solaires construites sur toits en Suisse. Jusqu’en 2012 ce graphique montre les coûts réels (selon les chiffres de l’OFEN, et en incluant la baisse de la rétribution du 1.10.2012). Pour le futur nous prévoyons les hypothèses suivantes : une baisse moyenne de 18% pour 2013, 2014 et 2015. En nous appuyant sur les chiffres du Fraunhofer Institute for Solar Energy System (ISE) nous tablons sur une baisse de 13% par année jusqu’en 2020, de 5% par année jusqu’en 2035 et de 3% par année jusqu’en 2050. Pour l’Allemagne il apparaît que dés 2020, les coûts de revient du solaire passeront sous la barre des 10 cents. (Fraunhofer ISE 2012: 9).

Que comprend-on sous kWh ?

kWh est l’abréviation de « kilowattheures » et désigne une quantité d’énergie. Un ménage moyen en Suisse consomme environ 4'000 kWh d’électricité par an. Avec un mètre carré de surface solaire orientée de façon optimale vers le sud et un angle de 30 % (inclinaison), il est possible de produire env. 145 kWh par an. Mais comme pas toutes les surfaces présentent une orientation optimale, nous estimons qu’il faut env. 30 m² de surface solaire pour approvisionner un ménage moyen à 100% en électricité solaire.

Que puis-je faire avec un kWh ?

  • cuisiner un dîner pour quatre personnes
  • charger une fois la machine à laver la vaisselle
  • laver une fois la lessive à 60 degrés
  • repasser 15 chemises
  • lire 17 heures avec une ampoule électrique à 60 watts
  • lire 91 heures avec une ampoule à faible consommation à 11 watts
  • griller 130 tranches de pain
  • faire 70 tasses de café
  • se raser 1'800 fois au rasoir électrique
  • passer une ½ heure l’aspirateur (aspirateur d’une puissance de 2'000 watts)
  • sécher ¾ d’heures les cheveux au sèche-cheveux
  • regarder pendant 3 heures la télévision avec un écran TV plasma
  • regarder pendant 5 heures la télévision avec un appareil LCD (diagonale de l’écran 107 cm)
  • regarder pendant 10 heures la télévision avec un appareil moderne de 76 centimètres à tubes
  • regarder pendant 20 heures la télévision avec un vieil appareil de 51 cm à tubes
  • travailler pendant 5 à 10 heures sur un ordinateur de bureau
  • travailler 20 à 30 heures sur un Notebook (écran de 15 pouces et prise directe au courant)
  • écouter de la musique pendant 40 heures avec un lecteur de CD (25 watts)
  • écouter de la musique pendant 100 heures (10 watts)
  • garder tous les appareils électriques d’un ménage moyen de 4 personnes en mode veille pendant 14 heures.

(Source: mein-drehstrom.de, accès le 24.8.2012)

Combien d’électricité un ménage moyen consomme-t-il en Suisse ?

Environ 4‘000 kWh par an.

Que comprend-on par une surface solaire ?

Il s’agit d’une surface d’un seul tenant propre à produire de l’électricité ou de la chaleur solaire. En règle générale, de tels toits se trouvent sur des bâtiments, c.-à-d. que la surface n’est pas couverte par des cheminées, lucarnes ou autres superstructures. Il est également possible d’équiper d’autres surfaces construites avec des modules solaires, comme par ex. des paravalanches, des digues, des parois anti-bruit etc. Par contre, mieux vaut ne pas placer de modules solaires en plein champ ou sur des terrains non construits. Là aussi pourtant, dans des cas exceptionnels, une installation solaire peut s’avérer judicieuse

Que signifie le terme RPC ?

RPC est l’abréviation de Rétribution à Prix Coûtant de l’injection d’énergie et désigne le système suisse de promotion pour les énergies renouvelables. Le principe repose sur l’idée suivante : celles et ceux qui construisent une installation pour produire de l’électricité à base de courant issu d’énergies renouvelables, reçoivent une rétribution par kilowattheure produite, qui couvre toutes les dépenses liées à la production, y compris les intérêts pour le capital investi. Cette rétribution provient d’un fonds alimenté par tous les consommatrices et consommateurs (à l’exception des entreprises énergivores). La RPC en faveur des énergies renouvelables est ajoutée sur la facture d’électricité et représente environ 0,35 centimes par kWh au mois d’août 2012. Un ménage moyen doit débourser près de 14 francs par année pour la promotion des énergies renouvelables.

Quelle est la différence entre piles solaires, cellules photovoltaïques, cellules PV, modules solaires, installations photovoltaïques, capteurs et collecteurs solaires ?

  • Les cellules ou piles solaires sont aussi connues sous le nom de cellules photovoltaïques ou en bref cellules PV. Elles sont constituées par un matériau semi-conducteur, généralement de la silice. Ces cellules forment l’élément clé de haute technologie de la production de courant à l’aide d’énergie solaire.
  • Les cellules solaires sont assemblées pour former un module solaire ou module photovoltaïque, ensuite dotées d’un boîtier solide et montées sur un toit.
  • Les installations de photovoltaïque, en bref installations PV, consistent généralement en plusieurs modules solaires d’un seul tenant.
  • Les collecteurs solaires, eux, servent à chauffer l’eau à l’aide de l’énergie solaire. Il s’agit d’éléments « low tech ». Tout un chacun est capable de
  • les construire soi-même – en principe, ils sont constitués par un tuyau ou tube noir fin et courbé, optimisé pour pouvoir absorber l’énergie calorifique du soleil.

Peut-on aussi produire de la chaleur avec l’énergie solaire ?

Oui, et on a tout avantage à le faire. Quelques mètres carrés de collecteurs solaires (env. 1 à 1,5 m2 par personne) suffisent pour couvrir les besoins en eau chaude grâce à l’énergie solaire. Et cela est déjà rentable maintenant. Le rendement est nettement plus élevé que pour la production d’électricité. Il est judicieux de ne pas placer plus de collecteurs solaires que nécessaire pour couvrir les besoins en eau chaude dans la maison dessous. C’est la raison pour laquelle nous installons des cellules solaires sur la majeure partie des surfaces et ne « réservons » qu’une petite partie à la production de chaleur. Le calcul exact pour déterminer les surfaces nécessaires à la production de chaleur requiert quelques connaissances, car il faut l’adapter à la consommation et à l’accumulateur thermique. Il vaut donc mieux s’adresser à un·e des expert·e·s solaires indiqués sur la carte, si vous vous intéressez à installer des collecteurs solaires.

Que comprend-on sous le terme de parité du réseau ?

Le terme de parité du réseau décrit le moment où le courant produit à l’aide d’une installation solaire coûte autant ou moins que le courant « conventionnel ». Dès que la parité du réseau est atteinte, il est économiquement rentable de consommer son propre courant au lieu du courant en provenance d’une centrale classique. (Vous trouverez plus de détails, y compris les courbes d’évolution des coûts sur la fiche technique sur l’énergie solaire sur le site web offensivesolaire.ch. L’évolution est d’ailleurs des plus impressionnantes.)

Que comprend-on sous le terme de « coût de revient » ?

Il s’agit des coûts qui résultent par unité d’énergie, si l’on tient compte de tous les investissements y compris les coûts d’exploitation et les intérêts pour le capital investi. Pour la rétribution de l’injection à prix coûtant les coûts de revient servent de référence pour le montant de la subvention. L’Office fédéral de l’énergie (OFEN) estime que pour le courant solaire ils se situent en ce moment entre 22 et 43 centimes par kWh (selon la taille et le type de l’installation). Or, l’expérience a montré que ces coûts sont trop élevés par rapport à la réalité sur le terrain, de sorte que les moyens à disposition servent surtout à promouvoir un bon taux actuariel pour quelques rares installations. Greenpeace exige une correction immédiate de cette situation, c.-à-d. un abaissement de la rétribution par installation ET une suppression du plafonnement du subventionnement global.